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Les yeux picotent et le corps se relâche Tète biscotte, la fatigue tartinée Sens du supplice pour se tenir éveillé Usant d’artifice pour que tout se cache Les jambes lourdes et le dos en compote Aux humeurs sourdes d’un repos en recherche Prenons donc l’aire, ne soyons point revêche Arrêtons de faire, soyons des marmottes
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Routes abandonnées ou les oiseaux chantent, La nature reprend ces droits les plus anciens, L'herbe sur la chaussée reprend son peu de bien Les fourmis, sous le vent, remonte la pente, Point de vélo, d'auto, personne pour marcher Vacances à désert d'un labeur peu dissert, Rechercher un peu d'eau sous le soleil sévère, Le goudron peint en vert ne sait pas partager La cigale chante, c'est l'été, c'est l'été, D'une musique douce qui berce les notes Le refrain hante les oreilles dévotes Que plus rien n'émousse dans la sérénité |
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Ah que nous soyons deux, n'est point une gageure, Car nous avons les yeux, des milles et un amis, Rayons qui dévisagent l'écho de la vie Quand d'autres paysages, parlent d'infini Nous ne sommes pas seul, mais plusieurs souvenirs D’amitiés et d’écueil, de distances voulues O Temps fais ton œuvre, de nouveaux inconnus Vas-y manœuvre, ils resteront des plaisirs Sous le pont mirabeau, résonnent plein de mots Qu’ils soient grands ou si beau, mais jamais anodins Ils ont le visage d’un hier bien calin, D’amitié sans âge qui tiennent hors de l’eau
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Monsieur vous allez mourir Je regarde ce pauvre médecin Me signifier la fin de mon destin Je le regarde doucement me redire Monsieur Vous allez mourir Moi qui ait tant faim de la vie Moi qui voulait connaitre tout ici J’avais oublié qu’un jour on devait partir Mais pourquoi vouloir tout grossir La mort est-elle abominable S’il est vrai que partir si jeune c’est inacceptable Devrais-je pour autant m’aigrir Il me regarde ce patricien, Il regarde son impuissance O pauvre petite science Tu croyais l’homme immortelle, et c’est la fin juin 1987 |
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Un champ de bataille abandonné Quelques barbelés éparpillés Et certains arrhes encore calcinés Un paysage de désolation Du ciel, on entend soupirer « Et pourtant je leur avais dis de s’aimer » Des murs honteux se dresse pour diviser Des malheureux se font persecuter On maudit Dieu en détruisant l’humain On construits des paysages sans matins Du ciel une voix viens de s’exprimer « Et pourtant je leur avais dis de s’aimer » Des guerres éclates dans tous les continents Des hommes se battent pour de l’argent Des être sont ici et là torturé Criant vers Dieu « prends pitié » Du ciel, une voix pleurante résonne « Et pourtant je leur avais dis de s’aimer » L’orphelin est laissé à son propre sort, Partout, les sols jonchés de la mort La haine, l’injustice et la mechanceté Ne cesse de se développer Du ciel, une voix contristé « Et pourtant je leur avais dis de s’aimer » Dans les déserts humains naissent convivialité Certains s’enivrent d’un aide, aime, chanté, Défendant la veuve aidant les abandonnés S’occupant de ceux qui sont rejetés Du haut du Ciel Dieu est réconforté « Je leur avais bien dis de s’aimer » Mars 1996
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Blog mis à jour le 29/07/2010 à 18:13:45
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